Service minimum d'accueil à l'école

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Une tribune de Danièle CREACHCADEC


Conseillère municipale - Groupe Gauche Unie et Citoyenne

membre du conseil d'administration du Comité des Citoyens Montreuillois






Ce mardi 7 octobre, des enseignants de Montreuil et de toute la France, sont en grève dans le cadre de la journée d'action syndicale mondiale pour le travail décent, l'emploi, les salaires et les services publics de qualité.


Il s'agira de la première journée de grève depuis le vote, par le parlement, de la loi du 23 juillet, instituant ce que le droite qualifie de « droit au service d'accueil » pour permettre de « concilier deux libertés : la liberté pour les enseignants de faire grève et la liberté pour les familles de poursuivre leur activité les jours de grève des enseignants».


Avec l'entrée en vigueur de cette loi, c'est l'application à l'éducation nationale du service minimum déjà mis en place dans les transports. Dans l'esprit des libéraux, il s'agit d'assurer la continuité du service public, précisément le jour où les fonctionnaires en dénoncent le démantèlement par la mise en place progressive de la Réforme Générale des Politiques Publiques. Pour l'enseignement cela conduit à la suppression de plus de 10 000 postes masquée par des dispositifs démagogiques et inadaptés aux besoins des élèves (modification des rythmes, réduction des heures d'enseignement etc…).


Force est de constater que Xavier Darcos ne néglige rien qui ne contribue à court terme à une déréglementation profonde d'un service public d'éducation


Ce service minimum d'accueil consiste pour l'état à faire porter par les collectivités locales l'organisation et le coût de l'encadrement des enfants les jours de grève des enseignants.


C'est une loi cohérente avec l'idéologie de nos gouvernants, qui s'appuie sur des expérimentations préalables menées essentiellement dans des villes de droite. Elle vise bien sûr à opposer entre eux les différents membres de la communauté éducative : enseignants, parents, collectivités locales.


Le fait qu'elle soit  difficile à mettre en application la rend dangereuse parce que pouvant conduire des élus républicains à se mettre « hors la loi ». C'est le choix fait par Montreuil.

Même si  la décision de la maire va dans le sens de l'appel que nous lui avions lancé le 22 mai dernier à l'occasion de la séance de questions orales du conseil municipal et nous en sommes satisfaits nous devons tous ensemble rester vigilants pour protéger les fondements de notre démocratie.

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