Camarades, le bulletin Hollande n'est pas un vote de capitulation pour les idées du Front de Gauche, tous à Stalingrad le 4 mai

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TRIBUNE DE GAYLORD LE CHEQUER

CONSEILLER MUNICIPAL DE MONTREUIL

 

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CAMARADES, LE BULLETIN DE VOTE HOLLANDE AU SECOND TOUR

N’EST PAS UN VOTE DE CAPITULATION POUR LES IDEES DU FRONT DE GAUCHE,

LE COMBAT CONTINUE, LE 4 MAI TOUS PLACE STALINGRAD !

 

Quelques journalistes peu scrupuleux ont tenté de laisser croire un instant que les électeurs du Front de Gauche seraient timorés, parce que dépités, à l’approche du second tour de l’élection présidentielle. Je suis électeur, militant et élu du Front de Gauche, je veux tordre le coup à ces spéculations douteuses et rappeler à cette poignée de journalistes les dernières déclarations issues des rangs de l’équipe de campagne de Jean-Luc MELENCHON. Je veux aussi les assurer de mon moral d’acier pour battre Sarkozy d’une part et enraciner le Front de Gauche dont le programme et les idées ne cessent de progresser (3 277 821 électeurs de plus en 2012 par rapport à 2007 – Source : http://lecridupeuple.wordpress.com/2012/04/24/bienvenue-a-3-277-821-nouveaux-electeurs/) ; ce qui montre bien que cette force politique nouvelle pèsera à l’avenir.


Pierre LAURENT (Place Stalingrad le 22 avril) : « Ceux qui nous disaient que le combat contre le Front national n'était pas une priorité doivent aujourd'hui revoir leur copie. Claude Guéant est responsable du score du FN, c'est à la droite qu'il faut demander des comptes. En tout cas, le Front de gauche est fier d'avoir mené ce combat contre le FN. […] Battre Nicolas Sarkozy, ça veut dire voter François Hollande […] il n'y aura que deux bulletins dans les bureaux de vote. Il n'y a aucune ambiguïté, c'est très clair ».

 

Même réaction du côté de Marie-Georges Buffet (L’Humanité - 25 avril) : « La dynamique à gauche est due en grande partie à celle du Front de gauche lui-même. Beaucoup d’hommes et de femmes rejettent le carcan d’austérité imposé de façon autoritaire par le couple Sarkozy-Merkel. Ils ont retrouvé avec le Front de gauche une force qui à la fois exprime leur colère, les appelle à la «résistance», mais leur propose aussi le moyen de changer et d’améliorer leur vie. Le Front de Gauche va participer à la victoire contre Sarkozy. C’est pourquoi nous avons, dès avant-hier soir, par la voix de Jean-Luc Mélenchon et de Pierre Laurent, appelé avec force à la mobilisation 
pour battre Sarkozy en votant François Hollande."

 

Clémentine AUTAIN (France Info – 23 avril) : «Il faut maintenant que toutes les forces progressistes décident d’affronter les idées du Front National […]. Le Parti socialiste est aujourd’hui le parti en tête du premier tour et il faut impérativement faire en sorte que François Hollande gagne le 6 mai. Donc nous appelons sans tergiverser et sans ambigüité à voter pour lui le 6 mai pour une raison simple : il faut impérativement que Nicolas SARKOZY soit battu […]. Et ensuite se posera la question de comment faire vivre nos idées, nos propositions, sur le plan politique, sur le plan social. Et je vous assure qu’une force politique nouvelle est née et que donc nous ne lâcherons rien ».

 

Jean-Luc MELENCHON (Place Stalingrad le 22 avril) : « Le 6 mai, sans rien demander en échange, pour battre Sarkozy, je vous demande de ne pas traîner les pieds, comme s'il s'agissait de me faire gagner moi-même l'élection présidentielle » et d’ajouter le lendemain soir sur le plateau du JT de 20h sur France 2 : « Vous prenez le bulletin Hollande, vous le mettez dans l'enveloppe et vous virez Sarkozy ».

 

Les points étant mis sur les « i » d’une poignée de journalistes, ce vote de second tour doit être interprété comme un acte de lutte et de résistance contre le pouvoir en place qui n’a eu de cesse de mépriser le dialogue social, d’organiser la mise en concurrence des salariés, d’opposer les Français considérés « de souche » et les immigrés. C’est le pouvoir en place qui porte ainsi une lourde responsabilité dans l’affaiblissement du pacte républicain et dans la montée progressive du FN. En agitant les peurs, en stigmatisant des catégories entières comme pourrait le faire le FN, et dans le même temps en échouant à tirer notre pays de la crise, en aggravant la crise sociale, en menant la France à un niveau de chômage jamais atteint, le pouvoir en place a poussé bon nombre d’électeurs désabusés par l’inefficacité et l’incompétence de l’UMP dans les bras du Front National.

 

Ce vote sera également celui de l’exigence et de l’intransigeance à gauche de la part de tous ceux qui se sont reconnus dans le vote pour le Front de Gauche. Il ne s'agit pas de rallier un candidat ou un programme, mais de créer les conditions de pouvoir peser, à l'avenir, sur les déicisions importantes pour notre pays. Dans ce contexte, la responsabilité de la gauche pour l’avenir est grande. Il va falloir lutter, comme l’a fait avec force et courage Jean-Luc MELENCHON tout au long de cette campagne de premier tour, contre ces idées, cette idéologie dangereuse qui  met à mal le vivre ensemble et les solidarités, qui accroit les inégalités, la précarité, l’insécurité sociale, la pauvreté et l’exclusion.

 

Il faudra agir pour rétablir une juste répartition des richesses créées par le travail ce que le gouvernement sortant a refusé de faire préférant accentuer les injustices sociales par le biais de multiples cadeaux fiscaux aux plus aisés et au grand patronat.

 

La banalisation des idées du Front National que Nicolas SARKOY - à des fins - électoralistes qualifient de « compatible avec la République » est catastrophique et mène notre France, notre République, sur une pente dangereuse. Ne laissons personne instrumentaliser le désarroi social, le sentiment d’abandon de façon totalement démagogique.

 

Au second tour, défendons les valeurs républicaines de Liberté d’Egalité, de Fraternité gardons intactes nos colères et notre détermination pour faire vivre les idées et les propositions du Front de Gauche.

 

Le vendredi 4 mai au soir, autour de Jean-Luc MELENCHON, de Clémentine AUTAIN et de Pierre LAURENT, rassemblons-nous, massivement, à l’appel du Front de Gauche et de Jean-Luc MELNCHON qui déclarait hier : «sur la place Stalingrad, qui est un peu notre place fétiche (…) C’est là qu’aura donc lieu le dernier de tous les meetings de la campagne présidentielle. On sera donc rassemblé le 4 mai sur nos propres objectifs, nos propres revendications pour le lendemain aller voter Hollande contre Sarkozy ».

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