Dix ans après l’adoption du PACS, le combat n’est pas terminé !

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE

 Gaylord LE CHEQUER

Secrétaire général du CCM

Conseiller municipal de Montreuil

 

C’était il y a dix, ans. Au terme de semaines de débats houleux à l’Assemblée nationale, le Pacte Civil de Solidarité était finalement voté et entrait en vigueur.


2.161 amendements avaient été déposés par les anti-Pacs, emmenés par Christine Boutin, alors députée apparentée UDF. Les plus farouches opposants à cette loi voyaient là « une atteinte à la protection de la famille et de l'enfant » et une forme de reconnaissance d' « union pour homosexuels » et de « sape de l'institution du mariage ». Christine BOUTIN, la bible à la main, allait tenir plus de 5 heures et 25 minutes à la tribune de l’Assemblée nationale pour contrer un type d'union jugé immoral et contre-nature.

En 2008, près de 145.000 couples ont souscrit ce « contrat conclu par deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie commune », un chiffre en hausse de 43% par rapport à l'année précédente.

A l’époque, en 1999, la gauche rassemblée avait su être à l’avant-garde de grands débats et de grandes questions de société. Dès 1998, les députés communistes, parmi lesquels Jean-Pierre BRARD, rappelaient leur engagement pour que soit rattrapé le retard en matière de droit sur la réalité de la société pour les couples vivant en dehors du mariage. Une proposition de loi était d’ailleurs déposée en ce sens.

Dix ans plus tard, d’autres combats sont encore et toujours à mener, contre des préjugés persistants tout d’abord, en faveur de droits bafoués ensuite, mais également pour faire évoluer les lois et règlements de notre pays notamment sur un sujet de société tel que celui de l’homoparentalité.

En janvier 2008, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné l’Etat français pour discrimination dans le cadre du refus de l’adoption d’un enfant par une femme qui n’avait pas craint de déclarer son homosexualité. Cette décision n’était qu’une petite victoire pour l’égalité des droits des personnes. Mais, à ce jour, si l’adoption par des célibataires est autorisée en France, le rejet par l’administration française des demandes d’adoption répétées émanant de couples de même sexe pose la question de l’égalité pleine et entière de tous les couples face à la parentalité.

La France, qui refuse toujours l’adoption par des couples homosexuels, a besoin de retrouver une gauche capable du courage et de la détermination politique dont elle sait faire preuve dans de grandes occasions pour affronter l'idéologie dominante. Un courage qui est seul garant d’une véritable transformation de la société.

Publié dans Communiqués de presse

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