Je demande la dissolution immédiate du "groupe mobile" de la tranquilité publique

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COMMUNIQUE DE GAYLORD LE CHEQUER

 

Président du Rassemblement de la Gauche Citoyenne

et du groupe des élus RGC/PG

 

 

JE DEMANDE LA DISSOLUTION IMMEDIATE

DU « GROUPE MOBILE » DE LA TRANQUILITE PUBLIQUE

 

Depuis plusieurs mois maintenant et de manière plus forte encore depuis ces dernières semaines, les agents de la tranquillité publique de la ville et en particulier son directeur, sont la cible de critiques sévères.

 

Les mises en causes sont graves, certaines dérives, si elles devaient être confirmées par les enquêtes en cours, devraient être immédiatement  condamnées et sanctionnées.

 

Il y a cependant matière à s’inquiéter et à s’indigner du lourd silence de la Maire elle-même et de son équipe qui ne devraient pas se dédouaner de leurs responsabilités en laissant ainsi les agents en première ligne et livrés à la vindicte populaire.

 

Qui sont les responsables de l’existence même de cette unité très spéciale si ce ne sont les élus de la majorité municipale d’octobre 2009 qui ont voté, en Comité Technique Paritaire, la création de ce qui avait été appelé : « un groupe mobile à titre expérimental » ? Les élus de la minorité qui siégeaient alors au CTP (Stéphane BELTRAN, Frédéric MOLOSSI, Juliette PRADOS et Gaylord LE CHEQUER) ont été les seuls à voter contre. Qui sont les élus qui ont entériné le développement de cette unité courant 2010 et validé en mai de la même année sans que ne soit levée l’opacité du cadre de ses missions et de son encadrement hiérarchique et politique ? Qui sont les commanditaires des interventions de ce groupe mobile et où sont les élus de la majorité lorsqu’il s’agit d’assumer le déroulement et les conséquences de ces interventions ?

 

La première des responsabilités est donc politique et c’est la raison pour laquelle je demande la dissolution immédiate du groupe mobile, sa réintégration parmi les effectifs des agents chargés de la surveillance de la voie publique et de la police municipale.

 

Devra alors suivre une redéfinition des missions de la direction de la tranquillité publique et un redéploiement des effectifs afin de répondre aux enjeux du territoire avec une juste et efficace répartition entre le service des ASVP, celui de la police municipale et un indispensable renfort du service médiation.

 

Enfin, nous ne pouvons accepter d’apprendre par la presse, la décision prise unilatéralement par la Maire, sous la pression du Député, de mettre en place la vidéo surveillance sur le territoire communal. Si Razzy HAMMADI est parfaitement légitime, en sa qualité de Député, pour formuler des avis et des propositions, il faudra que Dominique VOYNET - en quête d’alliés pour assurer son avenir personnel - se souvienne que c’est le Conseil municipal et lui seul qui est compétent pour décider de cette question.

 

L’action municipale en matière de tranquillité publique fait les frais de décisions politiques hasardeuses et mal assumées. Il est temps que les responsables politiques assument leur responsabilité et que s’ouvre, à l’échelle de la ville, un débat serein, efficace et rappelant l’état à ses responsabilités en la matière.

 

 

Publié dans Communiqués de presse

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