Métropole du Grand Paris : la réponse de Razzy HAMMADI au RGC souligne la nécessité de faire entendre plus fortement la voix des élus locaux et des citoyens

Publié le

RGC logoWEB

 

Métropole du Grand Paris :

 

La réponse de Razzy HAMMADI au RGC souligne

la nécessité de faire entendre plus fortement la voix des élus locaux et des citoyens

 

 

Le 10 octobre dernier, Danièle CREACHCADEC et Gaylord LE CHEQUER interpelaient Razzy HAMMADI au sujet du projet gouvernemental dit « de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles ».

 

Dans la réponse qu’il leur adresse - et que nous publions ce jour (cliquez ici), le Député de Seine-Saint-Denis, confirme son intention de voter cette loi tout en reconnaissant la nécessité « d’apporter les ajustements et les précisions nécessaires ».

 

Raison de plus pour mobiliser élus et citoyens de Montreuil pour que les députés ne restent pas figés sur leur position et pour obtenir qu’ils revoient leur copie.

 

Au Sénat, à l’occasion de la deuxième lecture du texte gouvernemental, les élus du Front de Gauche et les élus EELV ont voté contre ce projet. Au sein des associations d’élus les voix s’élèvent également pour demander au gouvernement de renoncer à ce projet qui « recentralise » les pouvoirs au sein d’un mastodonte technocratique regroupant 124 communes pour plus de 6 millions d’habitants.

 

Les directeurs généraux et directeurs généraux adjoints des Villes ou des Communautés d’Ile de France, eux mêmes mettent en garde sur les risques d’un projet qui « impose par le haut, unilatéralement et dans la précipitation, une métropole de plus de six millions d’habitants. Celle-ci exercera en lieu et place des communes et de leur groupement, l’essentiel de leurs compétences loin des réalités des citoyens et de leur territoire ».

 

De son côté, le Président du Conseil Régional d’Île-de-France, Jean-Paul HUCHON a estimé lors du débat sur le Sdrif il y a quelques jours (le schéma régional qui fixera les orientations d’aménagement et de développement à l’horizon 2030) : «  on ne peut pas prendre le risque d’être demain moins efficaces qu’hier » et de rappeler à cette occasion que « notre principe est celui de la marguerite, défendu par Patrick Braouezec ; nous sommes une région multipolaire dans laquelle nous voulons réduire les inégalités ».

 

Voilà pourquoi, selon nous, pour instituer une métropole multipolaire, efficace et démocratique, ce projet de loi doit être profondément modifié. La métropole doit se construire à partir des villes et des territoires de projets et non pas contre eux.

 

Enfin, et l’actualité Montreuilloise nous en donne, malheureusement, une parfaite illustration, l’urgence à produire du logement en Ile-de-France, devrait plutôt inciter les pouvoirs publics à réaffirmer le rôle de l’État plutôt que de priver les communes de mener une politique de logement au plus près des habitants.

 

L’appel d’une vingtaine de bailleurs sociaux, dans lequel nous aurions aimé lire le nom du Président de l’Office HLM de Montreuil, confirme que « la Métropole du Grand Paris ne sera pas la solution » mais bien un problème, « un monstre technocratique détaché des réalités locales et à la gouvernance incertaine ».

 

L’Assemblée nationale examinera le projet de loi, en seconde lecture, à partir du 9 décembre. Il reste plus d’un mois à Montreuil pour se saisir de la question et pour faire entendre la voix des élus et des citoyens de notre ville.

 

Dominique VOYNET est saisie de notre demande de débat public et d’un vote du Conseil municipal. Il lui appartient de donner suite comme l’ont fait avant elle de nombreux maires ou Présidents d’Assemblées Territoriales.

 

Nous proposerons également aux élus de Bagnolet d’inscrire - eux aussi - cette question à l’ordre du jour de leur prochain Conseil Municipal afin que le Député soit ainsi saisi des avis des deux assemblées municipales de sa circonscription avant le vote de la loi.

Publié dans Communiqués de presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article