Position de la ville de Montreuil au sein de la Communauté d’agglomération Est Ensemble, concernant le choix du mode de gestion de l’eau.

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CONSEIL MUNICIPAL DU 21 OCTOBRE 2010

 

Position de la ville de Montreuil au sein de la Communauté d’agglomération Est Ensemble, concernant le choix du mode de gestion de l’eau.

 

INTERVENTION DE GAYLORD LE CHEQUER

 

 

Madame la maire,

Mes chers collègues,

 

Tout ce qui va dans le sens d’un refus de la marchandisation de l’eau, qui prône et agit en faveur d’un partage équitable de la ressource dans le monde en luttant pour cela pour que l’eau soit élevée au statut de bien commun de l’humanité, mérite d’être soutenu et encouragé. C’est la raison pour laquelle, les élus Rassemblement de la Gauche Citoyenne, voteront ce vœu.

 

Pour mener à bien ce combat il faut, comme le rappelait, notamment, la commission services publics du parti communiste français le 16 novembre 2006, « gagner les bases institutionnelles d’une gestion de l’eau dégagée des impératifs de rentabilité ».

 

Cette volonté doit concerner tous les niveaux : national, européen, mondial bien sûr mais aussi communal et intercommunal et c’est le sens de ce vœu et de celui déjà voté par notre assemblée à l’unanimité en novembre 2008.

 

Contrairement à ce que nous avons pu entendre en conférence des Présidents, je ne connais pas un élu sur les bancs de la minorité qui aborderait ce débat sur des bases dogmatiques ou idéologiques. L’attachement et l’engagement de chacun de nous pour la défense, la promotion et le renforcement des services publics est total. Evitons les basses polémiques sur un sujet aussi essentiel que celui de la reconnaissance de l’accès à l’eau comme un droit humain inaliénable.

 

Pour les élus Rassemblement de la Gauche Citoyenne, ce qui est essentiel dans cette délibération, ce n’est pas d’aller débusquer les contradictions idéologiques chez son voisin ou avec son adversaire politique. Ce qui est essentiel c’est de franchir un cap nécessaire, celui de l’affirmation que le sort de l’eau ne peut plus se décider en dehors des populations, et donc du rôle primordial des citoyens dans la définition et l’organisation du service. 

 

Or, à ce stade, en dehors des déclarations de principe sur lesquelles je suis convaincu que nous serions tous d’accord autour de cette table, sommes nous, nous élus - communaux ou intercommunaux – en capacité (à ce jour) d’expliquer, d’argumenter et donc de donner toutes les clés d’un débat éclairé sur ce sujet ? Je ne le crois pas et le problème est là.

 

Avons-nous toutes les informations, toutes les données qui nous permettent d’assurer à nos concitoyens qu’en passant demain à une gestion publique de l’eau - à l’échelle du territoire intercommunal - nous serons en mesure de garantir la préservation de l’environnement et capables de garantir sur l’ensemble du territoire l’égal accès de tous à une eau de bonne qualité, offrant toutes les garanties sanitaires et à un tarif transparent ?

 

Pour convaincre nos concitoyens, pour convaincre les Montreuillois du bien fondé de cette démarche, ce n’est pas de l’idéologie dont nous aurons besoin mais de convictions et d’arguments qui les rendront crédibles. La défense et le renforcement des services publics passent par là, nous le voyons bien en ce moment dans le cadre du débat sur les retraites.

 

De ce point de vue, le point 4 de la présente délibération qui stipule que la ville souhaite « œuvrer à l’organisation d’un débat public large et transparent pouvant déboucher sur l’organisation de référendums ou votations » marque une étape tout à fait intéressante.

 

Nous aurions aimé, comme nous l’avions fait remarquer dans le cadre d’une récente délibération relative au débat public organisé par le STIF concernant le prolongement de la ligne 11 du métro, que ce point ne reste pas au stade de la déclaration mais que la ville décline, dès à présent, les moyens concrets qu’elle entend déployer pour mener à bien ce travail en direction des élus, de l’administration communale et de la population.

 

Nous votons pour cette délibération et en cela nous encourageons la ville à mettre en œuvre ce programme d’actions dès à présent.

 

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