après l'incendendie de la rue dombasle. La municipalité a t elle la maitrise de la situation ?

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COMMUNIQUE DE PRESSE
GROUPE GAUCHE UNIE ET CITOYENNE
GROUPE SOCIALISTE
ET JEAN-JACQUES SEREY – CONSEILLER MUNICIPAL COMMUNISTE

 

 

Après l’incendie du squat de la rue Dombasle

 

La municipalité a-t-elle la maîtrise de la situation ?

 

 

 


Une semaine après le dramatique incendie qui a entièrement dévasté le squat de la rue Dombasle et détruit les bâtiments du centre administratif de la Maison Populaire, la situation des Roms à Montreuil est loin d’être stabilisée.

 

Les communiqués au ton mielleux et à vocation rassurante de la municipalité ont du mal à dissimuler l’incapacité de l’équipe conduite par Dominique Voynet à garder la maîtrise de la situation. Que dire de certains élus qui, à l’occasion d’une réunion publique en fin de semaine dernière, fuient leurs responsabilités en arguant du fait qu’ils sont des élus de fraîche date ?

 

La situation est délicate, elle est complexe, et à ce titre, nous ne serons pas de ceux qui donnent des leçons aux autres. L’expérience antérieure de certains élus de l’actuelle minorité face à des situations similaires, nous conduit à faire preuve de plus de retenue et d’humilité que certains de ceux qui sont aujourd’hui aux responsabilités et prennent conscience de la difficulté de la tâche et pourraient se mordre la langue des propos tenus par le passé.

 

Si le cabinet de la maire égrène les promesses et les discours sur d’hypothétiques projets de relogement ou d’accompagnement social pour les populations Roms, la réalité vécue par les populations concernées et par les riverains des nouveaux squats autorisés par la mairie est bien plus sombre.

 

Dès le soir de l’incendie, la mairie a permis l’installation d’une trentaine de tentes sur un terrain – rue de Rosny - appartenant à la société d’économie mixte SEMIMO - et sur lequel était prévu - jusqu’alors -  la construction de la maison de retraite inter-communale ainsi que la construction d’une crèche. En laissant faire et en tolérant l’installation de ce campement, sans concertation avec les riverains et les partenaires institutionnels, la municipalité compromet l’engagement effectif de ces projets sociaux pour lesquels les premiers coups de pioches devaient être donnés prochainement. 

 

Nous le disons très clairement, il nous semble dangereux de continuer à tolérer l’occupation de ce terrain et nous pensons qu’il existe un véritable risque de débordement. Faire croire - aux squatters comme aux riverains - à une situation provisoire relève au mieux de la naïveté, au pire du cynisme. Quelle maîtrise la ville veut-elle avoir d’un espace aussi vaste, susceptible d’accueillir plusieurs centaines de tentes et de caravanes de personnes aujourd’hui éparpillées dans la ville et au-delà, et à la recherche d’un point de chute dans l'espoir d'un mieux vivre ?

  

 

            Dans ce contexte, nous, élus de la minorité, nous soutenons la municipalité lorsqu’elle affirme chercher les moyens pour accueillir dignement les personnes connues et recensées de très longue date par les services de la ville et dont les enfants sont scolarisés à Montreuil.

 

Nous faisons d’ailleurs remarquer au cabinet de la maire, qui – par inexpérience de la vie Montreuilloise peut-être - a cru pouvoir affirmer que l’ancienne municipalité refusait tout dialogue avec ces personnes, que ce recensement et cet accueil d’enfants dans les écoles de la ville est le fruit du dialogue avec les personnes concernées. Il en est de même pour les personnes hébergées, pour raison humanitaire, dans du patrimoine ville. Le fait que le cabinet de la maire ne connaisse pas la ville ne l’oblige pas à dire des contre-vérités ou à réécrire l’histoire.

 

Nous nous félicitions de la décision de la Municipalité de suivre la proposition avancée par les élus de la minorité dans leurs déclarations de la semaine dernière en faveur d’une recherche de solutions à l’échelon régional, national et européen.

 

Mais, nous nous demandons comment l’élu chargé du logement permettra au cabinet de la maire de tenir l’engagement de relogement évoqué dans son dernier communiqué. Au quel des 5000 demandeurs qui sont en attente de logement ira-t-il expliquer que le logement auquel il prétendait a été attribué à des squatters ?

 

Mais faut-il, comme en matière de logement social, accompagner la politique ultra-libérale de Nicolas SARKOZY ou exiger de l’Etat un traitement de la question non pas à l’échelon communal mais à celui national ?

 

Pour notre part, nous ne nous dérobons pas et nous demandons clairement à la municipalité de mettre fin – sans tarder - à l’occupation du terrain de la rue de Rosny avant qu’elle ne perde le contrôle de la situation. De petites unités, de petits espaces sont déjà bien difficiles à gérer, que dire d’un terrain de plusieurs hectares comme celui-ci ?

 

Pour le moment, la seule certitude c’est qu’il y a un dangereux flottement dans la gestion de cette situation. Il devient urgent de prendre des mesures, certes, difficiles, parfois humainement complexes, mais inévitables si nous voulons éviter un enlisement de la situation et une aggravation, tant du point de vue humain pour les populations Roms concernées, que pour les riverains.

 

Comme nous l’avons déjà dit, nous savons que les suites d’un drame comme celui de la rue Dombasle sont difficiles à gérer. Il est plus que jamais nécessaire d’obtenir la mise en place d’une table ronde régionale.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Groupe de la Gauche Unie et Citoyenne

45 rue du capitaine DREYFUS 93 100 MONTREUIL

 

Groupe Socialiste

Hôtel de ville 93 100 MONTREUIL

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Publié dans Communiqués de presse

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