Modification du POS - Les élus de la minorité demandent un nouveau débat et un nouveau vote

COMMUNIQUE DE PRESSE DES ELUS DE LA MINORITE
AU CONSEIL MUNICIPAL DE MONTREUIL
Le 25 juin, la majorité municipale a voté 10 délibérations relatives à la modification des règles d'urbanisme et de construction. Cela concerne, notamment, le quartier du Bas Montreuil.
Les groupes des élus socialistes, communistes et gauche unie et citoyenne ont voté contre et ont engagé une procédure demandant la suspension de la publication de ces délibérations.
Pourquoi ?
Ce projet de modification a fait l'objet d'une enquête publique et le rapport du commissaire enquêteur n'a été communiqué ni à la population, ni même aux élus alors qu’un rapport volumineux du commissaire enquêteur exprimait de très sérieuses réserves sur les opérations concernées. Le débat démocratique n'a donc pu avoir lieu et les élus n'ont pu se prononcer en connaissance de cause.
De plus, lors d'une réunion qui s'est tenue la veille du Conseil municipal, des inquiétudes, des réactions critiques ont été émises par les riverains du site de l'ancienne usine Saint-Gobain.
Afin de prendre en compte ces remarques et inquiétudes et d'avoir un débat avec tous les éléments contradictoires, les élus de la minorité ont, par écrit, demandé à la Maire et à sa majorité municipale, un nouveau débat en conseil municipal. Ce débat a été refusé.
Il nous apparait juste et normal que le débat public, la concertation, le dialogue avec la population sur toutes les questions qui concernent les aménagements de leur quartier, soient respectés et entendus.
Pour nous, la posture de l'équipe municipale actuelle est politicienne et grossière. Comment peut-on accuser tous ceux qui s'interrogent et émettent des réserves ou avis différents, d'être des opposants au logement social !
Les politiques de logement menées dans les mandatures précédentes attestent du ridicule de cette accusation et les habitants inquiets ou sceptiques méritent meilleure considération.
La révision du POS, doit être l'affaire de tous et non confidentielle. Parce que vouloir faire de la politique autrement, c'est permettre à tous d'avoir voix au chapitre.