C. Mamadou et G. Le Chéquer : Les Sem de la ville liquidées et les personnels un à un licenciés

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Cheick MAMADOU SY

Conseiller municipal

Administrateur de la SEM Sports Loisirs

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Gaylord LE CHEQUER

Conseiller municipal RGC/PG

Administrateur de la SEM M2S

 

 

Communiqué de presse

 

Les Sem de la ville liquidées et les personnels un à un licenciés

 

 

 

Un directeur de SEM licencié et traîné dans la boue aujourd’hui rétabli dans son honneur et dans ses droits par le tribunal prud’homal, des professeurs de musculation remerciés pour avoir refusé de voir leurs contrats de travail substantiellement modifiés. Un restaurateur expulsé au terme de procédures engagées par la ville à son encontre et à ce jour encore sans emploi avec enfants à charge. Aujourd’hui un salarié pourtant connu et reconnu pour son engagement, la qualité de son travail et ses qualités humaines licencié sans indemnités sans que, jamais jusqu’à présent, son travail et son dévouement n’aient été remis en cause.

 

Au cœur de ce premier carnage qui aura d’ailleurs coûté cher en contentieux, la décision prise par la ville de liquider la Société d’Economie Mixte Sports Loisirs au profit d’une municipalisation. Une décision qui aurait pu être une très bonne chose… s’il existait un projet sportif pour cet équipement. Mais qu’en est-il ? Malgré nos demandes répétées le projet ne nous a pas été transmis, pas plus que le bilan financier de l’exploitation de cet équipement en régie directe. Résultat : les usagers mesurent quotidiennement la dégradation de l’équipement ainsi que la baisse de la fréquentation, sans compter l’état de dénuement et de souffrance dans lequel se trouvent les salariés. La municipalisation telle qu’engagée est un échec économique, humain et pèse lourdement sur la qualité du service rendu à la population. En s’enfonçant dans l’échec de la gestion publique, Dominique VOYNET tenterait-elle de nous conduire vers un recours à la privatisation de l’équipement ? Une solution que nous refusons par avance !

 

Le carnage se poursuit, puisqu’une autre SEM est sur le point de se voir retirer une délégation de service public ce qui entraînera inéluctablement de mettre la clé sous le paillasson. La SEM M2S, dont il est question, se voit ainsi écartée au profit d’un grand groupe privé sur lequel les moyens d’intervention de la collectivité seront limités, voire inexistants. Quelles sont les raisons qui ont prévalu à cette décision lourde de conséquences, à moyen terme pour les Montreuillois et à très court terme pour le personnel actuellement en poste ? Des critères de rentabilité pour la ville, purement économiques et de courte vue !

 

En agissant de la sorte, Dominique VOYNET brade des secteurs entiers de l’intervention publique auxquelles les Sociétés d’Economie Mixte contribuent pourtant. Ces SEM, et leurs personnels, permettent pourtant à l’administration publique une gestion plus souple de ses activités tout en conservant un contrôle fort de la part de la ville. La Maire fait le choix de priver Montreuil d’outils et de compétences humaines qui permettent de faciliter l’organisation d’opérations d'aménagement, de construction, pour exploiter des services publics à caractère industriel ou commercial, ou pour toute autre activité d'intérêt général.

 

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté la casse qui est en train d’être opérée. Nous dénonçons plus encore la brutalité et l'injustice des licenciements opérés alors même que, pour certains, les prud’hommes ont condamné la ville et donné raison aux salariés incriminés injustement. Défendre le service public passe d’abord par le respect des personnes et du travail accompli par des personnels dévoués à l’intérêt public. 

 


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Publié dans Communiqués de presse

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