Majorité divisée, élus sanctionnés et privés de délégations,communiqués et déclarations accusateurs : Pathétique et dérisoire
Majorité divisée, élus sanctionnés et privés de délégations,
communiqués et déclarations accusateurs :
Pathétique et dérisoire au regard de la situation
La décision d’une poignée d’élus de la majorité de bouder la dernière séance du conseil municipal pourtant consacrée à deux sujets majeurs, le vote du budget et le vote du Plan local d’urbanisme, puis la décision prise par la maire de punir, ont quelque chose tout à la fois de pathétique et de dérisoire au regard des difficultés croissantes dans la vie quotidienne des Montreuillois et des agents de la ville.
Que la majorité fasse ce qu’elle veut, que les uns et les autres règlent leurs comptes comme ils l’entendent, mais de grâce qu’ils arrêtent de nous prendre à témoin ou en otage de stratégies politiciennes dont nous n’avons que faire.
Car finalement, à part les manœuvres destinées à positionner tel(s) ou telle(s) pour la conquête ou la reconquête d’un poste ou d’une position de force exprimées dans la presse, à quel moment – depuis bientôt une semaine – a t’on parlé de Montreuil, de ses habitants ? Quelle est la réelle prise de conscience du mécontentement qui monte et qui est le fruit de la politique conduite depuis 2 ans par cette majorité, y compris par les pseudos contestataires visiblement soucieux de se démarquer pour ne pas avoir à assumer ce bilan intermédiaire ci peu flatteur.
Où est la majorité municipale combattive au service des Montreuillois ? Où sont les prises de positions collectives, où sont les actes concrets engagés par cette majorité pour permettre à la ville d’offrir un point d’appui essentiel aux luttes nécessaires pour faire face au rouleau compresseur sarkozyste, à sa casse des services publics, à la désindustrialisation dévoreuse d’emplois, à la chasse aux sans papiers ? Elle est aux abonnés absents.
Quels élus ont refusé le démantèlement des centres de santé ? Quels élus ont refusé les baisses de subventions aux associations dont certaines se trouvent aujourd’hui au bord du dépôt de bilan ? Quels élus ont refusé de cautionner l’augmentation des tarifs pour le cinéma Méliès et pour le stationnement payant ? Quels élus se sont opposés au fait de faire payer à nos enfants l’accès à un terrain de jeu et de loisirs, fusse-t-il dans les arbres ? Quels élus ont bravé les consignes de la maire de boycotter des commémorations républicaines constitutives de notre histoire et de notre mémoire collective ?
Où étaient ces élus, toutes tendances confondues, lorsqu’il a fallu se battre aux côtés des personnels de la ville et de leurs représentants au sein des instances dites de dialogue social comme le sont le Comité Technique Paritaire et le Comité d’Hygiène et de Sécurité ? Chacun y va aujourd’hui de sa larme, de sa compassion mais aucun d’entre eux n’a eu le courage d’assumer et de porter ses désaccords. Mais existent-ils vraiment ?
Finalement, lorsque l’on interroge les actes et les votes de ceux qui se déchirent aujourd’hui : rien ne les différencie ! Le fond politique est le même.
Prétendre assumer des responsabilités, gérer la ville, ne peut se faire que sur la base de valeurs communes, d’ambitions collectives et respectueuses de la diversité des engagements et sensibilités qui composent une équipe.
Force est de constater que ce n’est pas le cas avec les élus de cette majorité, dont on peut regretter l’absence de volonté permanente de résistance à toutes les formes d’injustices. Si tel était le cas, elle ne perdrait pas son temps à de basses manœuvres comme celles qui nous sont imposées ces derniers jours et qui ne font qu’ajouter à un climat déjà fortement pesant. Afficher de telles manœuvres dans un contexte économique et social délétère jette une fois de plus le discrédit sur les compétences de l’équipe municipale en place.