Dominique Voynet veut faire taire les anciens combattants et victimes de guerres

COMMUNIQUE DU GROUPE DES ELUS
GAUCHE UNIE ET CITOYENNE AU CONSEIL MUNICIPAL DE MONTREUIL
Le 23 mars dernier, le Foyer montreuillois des Anciens Combattants et Victimes de Guerres, par l’intermédiaire de son Président Léon ZYGUEL, sortait de sa réserve pour dénoncer publiquement les conséquences de deux baisses drastiques de subventions intervenues en 2009 puis en 2010. Après avoir été contrainte de licencier le permanent de l’association, le foyer vient de se déclarer en cessation de paiements auprès du Tribunal de Grande Instance de Bobigny. Une situation extrême dont la municipalité porte l’entière responsabilité.
Loin d’être anodine, cette situation est le reflet de la vision politique de cette majorité qui, depuis le début du mandat, supprime les commémorations patriotiques du planning des manifestations municipales et annule toute aide logistique aux cérémonies du souvenir organisées par les associations d’anciens combattants.
Nous jugeons les actes, et non les discours, et dans le cas présent, nous constatons qu’en agissant de la sorte, Dominique VOYNET et toute son équipe, se rendent coupables de vouloir faire taire la parole de ceux qui œuvrent pour la paix en témoignant de leurs histoires, de leur martyr et de leurs souffrances.
Un acte détestable qui vise à faire taire la parole de ceux - victimes, témoins ou acteurs engagés de la résistance pendant cette période funeste - qui consacrent leur temps à perpétuer le souvenir et à informer inlassablement les élèves des collèges et lycées de la barbarie de la guerre et du nazisme. Les récentes élections régionales nous ont, une nouvelle fois, fait la démonstration que les racines du mal, le racisme, la xénophobie et la haine sont toujours là et se nourrissent de l’ignorance. Prendre la responsabilité de faire taire les associations de victimes de guerres c’est se faire complice.
Nous appelons Dominique VOYNET à rétablir les subventions indispensables à la vie de cette association. Cette décision devrait être un préalable à toute reprise du dialogue que son équipe avait rompu depuis plusieurs mois en refusant de répondre aux nombreux courriers et aux demandes d’audiences formulées.